NOVEMBRE 2017 A SARANDO GANDA – La pépinière des femmes, pourquoi ?

Ici, deux pépinières d’arbres, solidaires : à l’école et dans le village. Car les mères veulent en savoir autant que leurs enfants pour bien planter, bien greffer : elles savent que produire des plants de qualité est un créneau porteur. L’école verte pousse ses branches jusqu’au village !

Depuis septembre, 42 femmes sont associées et prennent en main leur pépinière, en commençant par la construction du hangar de 100m2, à l’entrée du village. Mariama, capitaine des Eaux & Forêts, est leur guide.
 


Transporter les briques pour que le maçon pose les fondations, niveler le sol à l'aide de leurs "dabas" de maraîchères : toutes donnent de leur temps et de leur enthousiasme !




Il reste à fixer les "seccos" (nattes en tiges de mil) pour former les murs et le toit. Mais il faut attendre que le mil soit récolté !

 

OCTOBRE 2017 – Bien arrosés, bien poussés !



En pays sahélien, passé la saison des pluies, il faut prendre le relais du ciel pour arroser les nouveaux plants d’arbres … et persévérer plusieurs années, jusqu’à leurs racines plongent dans la nappe d’eau souterraine.

A l’école de Sarando-Ganda, l’eau est pompée dans le fleuve Niger tout proche, puis stockée dans trois futs où les élèves la puisent avec des bidons, des seaux … tous les récipients possibles. Ce sont 4.000 plants de namaris, alignés sur 360 mètres, qu’il faut arroser tous les deux jours, avec l’aide du jardinier. La jeune haie vive pousse si bien qu’il faudra bientôt la tailler ! 



A l’école de Karey-Gorou, les élèves ont décidé de s’investir davantage : constitués en « gouvernement des enfants », avec un Ministre de l’environnement, ils vont eux-mêmes au fleuve … tant que l’eau est abondante. Dans quelques mois, on reprendra l’âne et la charrette car il faudra aller loin.